La toiture en cuivre est résolument l’un des choix les plus hauts de gamme pour l’étanchéité d’une toiture. Et pour cause, le cuivre est un métal particulièrement coûteux, et très technique à poser. Vous cherchez à mieux comprendre la pose d’une couverture de toit en cuivre ? Ou à avoir certaines idées de prix pour une toiture en cuivre. Nos couvreurs zingueurs vous expliquent tout ce qu’il y a à savoir sur les toitures en cuivre.
Connaître la toiture en cuivre
Le toit en cuivre est une couverture de toit haut de gamme, que l’on retrouve sur certains projets contemporains, comme sur des rénovations patrimoniales.
Qu’est-ce qu’un toit en cuivre ?
Comme son nom l’indique, le toit en cuivre est une couverture composée de feuilles de cuivre assemblées les unes contre les autres, et posées sur des voliges.
Cette couverture de toit s’est particulièrement développée au XIXe siècle en France, un tout petit peu avant le zinc sur les toits de Paris, même si les premières utilisations du cuivre en toiture remontent à l’Antiquité. On le retrouve notamment associé à un alliage d’étain (on parle alors de toit en bronze) sur la couverture du Panthéon de Rome, plus d’un siècle avant notre ère.
En Europe, il est déjà utilisé dès le Moyen-âge et plus particulièrement durant le siècle des lumières par les pays producteurs de cuivre (notamment l’Allemagne et la Suède).
C’est l’industrialisation, le laminage et les progrès liés au transport et à l’exploitation de ce métal qui ont permis l’essor des toits en zinc durant le XIXe siècle dans des pays voisins, comme la France. On retrouve alors notamment des couvertures en cuivre sur les toits de l’Opéra de Garnier, de la Cathédrale de Chartres ou encore du Palais Bourbon.
En dehors de son esthétisme et de son étanchéité à toute épreuve, le cuivre avait l’intérêt d’être très léger à transporter et de nécessiter moins de soudure que le plomb, ce qui facilitait les gros travaux d’urbanisme ou la rénovation des monuments historiques.
En revanche, il était déjà à l’époque nettement plus coûteux que le plomb, et donc plus souvent dédié à des travaux d’exception. L’apparition de la toiture en zinc a par ailleurs réduit considérablement l’usage du cuivre en toiture.
Les couvertures en cuivre sont reconnaissables par leur teinte rouge à la pose, qui évolue peu à peu vers le vert-de-gris au fur et à mesure que la couverture se patine.

La pose d’une toiture en cuivre
La pose d’un toit en cuivre se réalise généralement comme les méthodes de pose du zinc, même si de très nombreuses techniques ont été utilisées par le passé.
Les feuilles de cuivre sont systématiquement assemblées sur des voliges, à savoir des planches de bois fixées sur la charpente et qui servent de support à la couverture. Le voligeage peut parfois être recouvert d’un feutre non sablé.
On trouve trois principales méthodes de pose d’un toit en cuivre :
- La pose sur tasseaux : cette technique consiste à assembler les feuilles de cuivre autour de tasseaux de bois. Des agrafures lient le cuivre au voligeage, et des couvre-joint en cuivre assurent l’étanchéité de l’ensemble. On retrouve ce type de pose sur les bâtiments anciens et monuments historiques.
- La pose en joint debout : qui se passe de tasseaux et permet d’assembler les feuilles les unes dans les autres, grâce à la réalisation d’un joint fin et parfaitement étanche. C’est la pose la plus fréquente, en particulier dans le neuf.
- La pose à avec joints horizontaux : le toit en cuivre peut également être réalisé avec des joints horizontaux, avec simple ou double agrafure. On retrouvera essentiellement cette pose sur les maisons d’architecte ou les projets de construction moderne.
Les pointes de fixation doivent systématiquement être en laiton ou en cuivre, mais jamais en fer. Les pattes d’attache seront en cuivre, et les soudures faites à l’étain.

Atouts et limites des couvertures de toit en cuivre
La toiture en cuivre est clairement une couverture de toit d’exception.
Même si nous sommes couvreurs spécialistes du bâti ancien et patrimonial, nos clients restent rares à opter pour ce type de couverture, du fait du prix très élevé du matériau.
Les avantages du toit en cuivre
Le coût élevé du cuivre en fait une couverture de toit très rare.
Néanmoins, si le budget n’est pas un souci pour vous, la couverture de toit en cuivre redouble d’avantages :
- Plus élégante que le zinc : les teintes du cuivre, qui se fixent sur une patine vert-de-gris ou brun chocolat, sont souvent plus appréciés que la patine grise de la toiture en zinc.
- Extrêmement durable : la durée de vie du cuivre dépasse largement le siècle, avec certains toits en cuivre ayant atteint près de 350 ans !
- Résistant aux agressions climatiques : le toit en cuivre résiste au gel, à la chaleur et aux agressions climatiques. Il sera notamment apprécié en zone montagneuse, mais aussi en bord de mer (contrairement au zinc, qui peut être plus facilement attaqué par les embruns).
- Très polyvalent : le cuivre est un matériau très malléable et résistant au froid ou aux variations de chaleur. Il peut donc être utilisé dans des conditions climatiques extrêmes, aussi bien en toiture qu’en bardage.
- Sans entretien : une toiture en cuivre ne nécessite aucun entretien, elle qui ne facilite pas l’apparition de mousse en toiture ni de salissures d’origine organique.
- Parfois obligatoire en zone ABF : le cas est très rare, mais une rénovation de toiture en cuivre en zone ABF peut vous contraindre à conserver le même type de matériau. Sur certains bâtiments historiques ou protégés, vous pourriez être dans l’obligation de conserver le cuivre en toiture.
- Entièrement recyclable : du point de vue environnemental, le cuivre est un matériau 100 % recyclable, et donc très apprécié en éco-construction. Sa haute valeur marchande en fait quoi qu’il en soit un matériau à recycler absolument !

Limites d’une couverture en cuivre
Vous aurez compris que les toits en cuivre souffrent tout de même d’un défaut de taille : leur prix !
Le toit en cuivre sera certainement le plus coûteux du marché, ce qui le rend très souvent dédié à des projets bien spécifiques (rénovation patrimoniale, toit de château ou d’hôtel particulier, maison d’architecte, etc.).
Un second défaut inhérent au premier est le risque de vol. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le vol de toiture en cuivre est une réalité, du fait du coût élevé du matériau à la revente.
En conséquence, le toit en cuivre ne sera pas conseillé sur un bâtiment très isolé ou laissé régulièrement sans surveillance.

Prix d’une toiture en cuivre au m2
La question du coût est par nature primordiale quand on s’intéresse à la toiture en cuivre. Et pour cause, si le toit de cuivre a toujours été une solution haut de gamme, l’envol du coût des métaux n’a pas arrangé les choses !
Le simple prix d’une feuille de cuivre pour toiture peut dépasser les 150 € par mètre carré, hors accessoires, hors main d’oeuvre. Dès lors, on imagine bien que le budget d’un tel projet sera nettement supérieur au prix de pose d’une toiture en zinc, qui est déjà élevé.
En moyenne, le prix de rénovation d’un toit en cuivre peut rapidement atteindre entre 500 et 800 € par mètre carré (tous frais compris), et parfois plus sur certains projets. On comprend dès lors que le choix de cette couverture de toit n’est pas anodin, et sera réservé à certains projets patrimoniaux, ou à des chantiers de toiture haut de gamme.
À défaut, et en remplacement d’une ancienne couverture en cuivre, il peut être possible d’utiliser du zinc, qui permettra de réduire considérablement le coût tout en gardant la même technique de pose. Si le choix du cuivre se fait pour des raisons purement esthétiques, une autre option à prendre en compte peut être le zinc prépatiné, qui se décline en de multiples coloris.
Si vous cherchez des couvreurs zingueurs pour la pose ou la rénovation d’une toiture en cuivre, sachez que nos équipes peuvent vous accompagner sur tous vos projets. N’hésitez pas à nous contacter pour une estimation gratuite et sans engagement.