La ville de Lyon, en partenariat avec le réseau de professionnels Ville & Aménagement Durable (VAD), a lancé une étude nationale afin de rassembler les retours d’expérience concernant les enduits correcteurs thermiques. En tant que spécialistes du domaine en Île-de-France, DSD Rénov a eu l’honneur de participer à ce travail collaboratif. Intitulée « Enduits correcteurs thermiques : tour d’horizon et retours d’expérience », cette réflexion collective remonte de nombreuses informations intéressantes sur les enduits isolants extérieurs.
Une étude sur les enduits de correction thermique, par la ville de Lyon et VAD
Cette étude complète, accessible librement sur le site de VAD, est le fruit d’un travail collaboratif mené par le réseau Ville & Aménagement Durable (VAD) et la Ville de Lyon, avec le soutien de l’ADEME, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et un cofinancement de l’Union européenne.
VAD est une association qui anime un réseau de professionnels de l’aménagement et de la construction durables en région Auvergne-Rhône-Alpes. Au sein de son groupe de travail « Réhabilitation », elle traite depuis plusieurs années le sujet des enduits correcteurs thermiques et de l’intervention sur le bâti traditionnel. Les premiers retours d’expérience ont été partagés dès 2020, à commencer par la réhabilitation de la cité HBM Tony Garnier à Lyon, et le travail de capitalisation s’est poursuivi depuis.
De son côté, la Ville de Lyon a souhaité approfondir le sujet pour accompagner son dispositif d’aide éco-patrimoine (2022-2026), lancé dans le cadre de la démarche Lyon 2030. Cette aide soutient les particuliers dans la rénovation énergétique des logements anciens (construits avant 1948), un parc qui représentait en 2018 environ 26 % des logements lyonnais.
La commune de Lyon finance notamment le surcoût d’opérations test utilisant des enduits correcteurs thermiques, à condition qu’elles soient suivies par un architecte en mission complète.
La méthode repose sur la collecte de données et de témoignages auprès de maîtres d’ouvrage, d’architectes, de bureaux d’études, d’entreprises (dont DSD Rénov !), de formateurs et de fabricants.
L’objectif : conseiller les acteurs du bâtiment dans la prescription et la mise en œuvre des produits les plus adaptés au bâti ancien, dans les règles de l’art.
Le recueil de témoignages a été finalisé en décembre 2025, et l’étude publiée en juin 2026. Le témoignage du directeur de DSD Rénov, Daniel Sirène, a été réalisé en juin 2025.

L’enduit correcteur thermique : une solution pertinente pour le bâti ancien
Lorsqu’une isolation thermique par l’extérieur (ITE) n’est pas envisageable, pour des raisons patrimoniales, architecturales ou technique, les enduits correcteurs thermiques, composés de granulats isolants (liège, chanvre, aérogel, minéraux) liés à la chaux, permettent d’améliorer le comportement thermique des façades en faible épaisseur (2 à 8 cm).
L’étude propose un recensement des produits disponibles sur le marché, une synthèse des bonnes pratiques et des points de vigilance, ainsi que des retours d’expérience concrets.
C’est à ce titre que notre dirigeant, Daniel Sirene, a apporté son témoignage suite à la réalisation de nombreux enduits extérieurs isolants à la chaux, en particulier sur des immeubles en copropriété.
Les grandes conclusions de l’étude sur les enduits correcteur thermiques
Les professionnels interrogés convergent sur un constat : appliqué en extérieur, l’enduit correcteur thermique apporte une réelle plus-value en relevant la température de surface des murs. L’effet de paroi froide diminue, le confort ressenti s’améliore été comme hiver, et les consommations d’énergie baissent, même lorsque l’impact sur le DPE reste modeste.
Elle réalise par ailleurs différents constats intéressants :
- Importance des premiers centimètres : l’étude souligne que les premiers centimètres sont les plus efficaces. Une faible épaisseur suffit déjà à créer un véritable saut de performance.
- Intérêt de l’enduit dans un bouquet de travaux : elle rappelle toutefois qu’un enduit correcteur seul ne permet pas d’atteindre les exigences réglementaires ou les seuils des aides à la rénovation. Il prend encore plus de sens intégré à un bouquet de travaux, en complément d’une isolation de la toiture et du remplacement des menuiseries, par exemple.
- Il n’existe pas de produit universel : le choix dépend de chaque projet, de l’épaisseur disponible en façade, de la nature des murs (pierre, pisé, mâchefer…), des considérations environnementales et du budget.
Enfin, l’étude insiste sur l’importance d’un diagnostic complet du support, du piquage des enduits existants et de la réalisation de prototypes avant travaux.
Ce sont autant d’étapes qui exigent un vrai savoir-faire d’entreprise, garant de la pérennité de l’ouvrage.
En savoir plus : si les différences entre enduits correcteurs thermiques et isolation extérieure avec panneaux vous intéressent, nous avons réalisé un dossier complet sur le sujet.

Le retour d’expérience de DSD Rénov
Spécialiste du ravalement des immeubles anciens, DSD Rénov a été consultée par le réseau VAD pour offrir son retour d’expérience concernant la région Île-de-France, et particulièrement la commune de Paris.
Lors des échanges avec le réseau VAD, Daniel Sirène a indiqué une forte demande pour ces solutions depuis quelques années, avec un regain d’intérêt suite à l’interdiction d’application des panneaux d’ITE sur le bâti ancien parisien par l’UDAP 75.
Dans son témoignage, Daniel Sirene partage l’expérience de l’entreprise sur plusieurs familles de produits :
- Les enduits à base d’aérogel, très performants mais coûteux et à l’empreinte carbone élevée, et non adaptés sur le bâti ancien.
- Les enduits chaux-chanvre, dont la préparation et la manutention restent contraignantes sur les chantiers parisiens exigus, et qui ne sont donc pratiquement jamais utilisés par l’entreprise.
- Les enduits de façade chaux-liège, performants et plus simples à utiliser que les enduits chaux chanvre, avec des produits prêts à l’emploi, faciles à appliquer à la main, posés en trois passes pour atteindre 6 à 8 cm d’épaisseur.
Après plusieurs années de mise en œuvre, le bilan est sans appel pour nos équipes : aucun désordre constaté, et des retours systématiquement positifs des habitants, qui ressentent un réel gain de confort et une baisse de leurs consommations d’énergie.
Cette publication confirme ce que nous observons au quotidien : la correction thermique des façades est une réponse pertinente pour concilier rénovation énergétique et préservation du patrimoine.
Réduction de l’effet de paroi froide, amélioration du confort été comme hiver, respect du caractère perspirant des murs anciens…. Sont autant de bénéfices accessibles même quand l’isolation classique est impossible.
Vous avez un projet d’enduit isolant extérieur sur immeuble ou maison individuelle ? N’hésitez pas à contacter nos spécialistes pour une estimation gratuite et sans engagement.